Au crépuscule du monde, une guerre sanglante a ravagé la Terre. Les Mages, détenteurs d'une magie noire et interdite, ivres de pouvoir, libérèrent un terrible fléau qui a faillit anéantir toute existence.
Désormais contenue par les inflexibles Templiers entre les murs sacrés du Cercle, la magie est enseignée en secret à une nouvelle génération de Mages opprimés : de jeunes sorciers et sorcières qui se dresseront bientôt contre leurs maîtres et changeront pour toujours le destin du monde.
Auteurs :
Scénario : Orson Scott Card & Aaron Johnson
Dessins : Mark Robinson & Anthony J. Tan
Encrage : Jason P. Martin & Anthony J. Tan
Couleur : Raul Trevino & Mossa Andres Jose
Personnages principaux : Aurore, Agmo, Daltin, Minderel, Sadatt et Veness.
Quand la lire ? La BD est très éloignée du jeu vidéo, peut-être même est-elle clairement non canonique. En revanche, il est impératif de connaître un minimum la série pour comprendre certains éléments qui ne sont pas expliqués dans la BD, notamment en ce qui concerne l'Engeance, bien qu'elle ne soit que d'une très faible importance dans l'histoire.
Erreur :
1/ le Cercle des Mages est traduit "Cercle de Magie"
2/ la Tour du Cercle du lac Calenhad présente dans la BD ne ressemble pas à celle du jeu Dragon Age : Origins
Disponibilité : Oui Editions : Milady
Date de parution française : 26 août 2011
Traduite par : Philippe Tullier
Mon commentaire : je ne savais pas trop par quoi j'allais pouvoir commencer ce commentaire. Puis j'ai eu l'idée de vous donner mon avis général sur la BD, c'est donc ce que je fais : mon avis est mitigé. Le tout premier élément ne tient pas tant du défaut que de la question de goût mais je déteste les dessins. Pas que ce soit mal dessiné, loin de là, mais je trouve que les personnages, bien qu'ils ne manquent pas de charisme, sont moches. Je n'adhère pas du tout au style graphique, d'autant plus qu'il ne respect pas du tout le design du jeu duquel la BD s'inspire : si les mages n'ont pas leurs couvre-chefs ridicules de DAO, les Templiers ne portent pas ce style d'habits. Autres points, quand les personnages dorment, il y a des Zzz absolument partout, on dirait presque des serpents et à certains moments, la perspective est pour le moins... bizzard. N'espérez pas reconnaître les personnages à leur visage, fiez-vous plutôt à leurs habits. Néanmoins, tout ne me déplaît pas, notamment les effets de flou bien réussis.
Ensuite, on notera un texte de 4ème de couverture qui n'a absolument rien à voir avec l'histoire de la BD qui nous raconte comment Aurore, fille illégitime d'une mage et d'un Templier, adoptée par un forgeron, va devoir évoluer auprès de ses frères adoptifs après l'attaque de leur demeure par des bandits. Je passerai sur le fait que l'oeuvre n'a pas le moindre sous-titre alors que même le premier jeu avait le désignatif "Origins".
Quant au scénario, eh bien... il est ce qu'il est. On commence par une page de texte sous forme d'un parchemin qui nous explique que les mages sont à l'origine de cette grande menace qu'est l'Engeance - sans jamais expliquer ce que sont les Engeances ; si on se contente de la BD, on croit qu'il s'agit d'une sorte de maladie - et que depuis, les mages sont encadrés par les Templiers. Un peu plus loin on voit un Hurlock (sans qu'il soit précisé qu'il s'agit d'une Engeance) attaquer les Templiers sans que cela ait le moindre rapport avec le reste de l'histoire. Plus tard, on découvre que des personnages prennent la manie de changer de nom (Veness devient Venin et Sadatt devient Devoir) sans que cela ait le moindre rapport à l'univers de Dragon Age, et puis vas-y qu'on fait référence (enfin !) à l'univers du jeu en faisant une liste de noms comme l'Archidémon et les noms de toutes les Engeances connues, le tout arrivant comme un cheveux sur la soupe ; il fallait faire un lien, voilà le lien fait !
Le personnage de Daltin est juste insupportable et la totalité de ces actions suivent exactement le même schéma : je n'en fait qu'à ma tête, mes actions mettent mes compagnons dans l'embarras et nous pénalisent, ce qui attire systématiquement l'attention sur le statut d'apostat (mage illégal) de ma soeur adoptive. A tel point que lorsqu'il quitte définitivement le groupe, c'est le soulagement.
Toutefois, tout n'est pas à jeter puisque l'on retrouve l'aspect mage spécialisé dans un certain type de sorts ou encore la possibilité intéressante de forger des armes enchantées, qui manque un peu, il faut le dire, dans les jeux vidéo. Autre bon point, l'histoire n'est pas manichéenne puisque les personnages croisent la route d'un mage de sang (les mages les plus redoutables) qui semble préférer la protection des siens à la puissance brute.
Dernier mauvais point, durant toute la première partie (celle qui précède l'entée en scène d'Aurore), les évènements s'enchaînent sans la moindre transition, on a presque l'impression de passer du coq à l'âne. Fort heureusement, cela s'arrange dans le suite.
Au final, lorsque je suis arrivé à la dernière page, j'étais mitigé. Oui, je pense que la BD aurait pu être meilleure mais je m'étais attendu à pire et, de fait, je refermais le volume avec une impression pas si désagréable que ça. Il y a quelques bonnes idées qui pourraient constituer de bons ajouts à l'univers du jeu vidéo. Si vous êtes curieux et/ou que vous aimez la fantaisie, peut-être trouverez-vous quelque chose à votre convenance, surtout si vous n'êtes pas familier avec la série Dragon Age, la plupart des éléments négatifs que j'ai cité étant en relation avec le jeu vidéo.