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Mass Effect - Dossier JVC - Théorie de l'endoctrinement

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Peut-être le savez-vous, chers amis gamers mais le 2 Juillet 2013, sur JeuxVidéo.com est apparu un dossier consacré à cette extraordinaire série qu'est Mass Effect, illustré d'emblée par l'image ci-dessus, attendu par plus d'un. Plusieurs fans ont alors eu l'occasion de le parcourir et s'il y a bien une chose que l'on peut dire c'est qu'il est riche ! Mais pas dans le sens où vous l'entendez car il est surtout riche en erreurs, approximations, incohérences, splois à tout va, lacunes et autres confusions, que la liste est longue ! La forme est complètement dépourvue de logique et le fond (à de rares exceptions près) est soit pauvre soit faux.
 
Un passage a particuliairement retenu mon attention, un article consacré à une théorie, une théorie qui semble valide aux yeux de l'auteur alors que de nombreux éléments tendent à faire croire l'inverse. Gare aux spoils mes amis mais si vous désirez lire cette théorie (ainsi que le reste du dossier tant qu'à faire) alors c'est ICI que ça se passe. Cependant, en tant que très grand fan de la saga Mass Effect, je ne pouvais laisser dire de telles choses sans rien faire et c'est pourquoi j'ai entrepris de rédiger un long texte afin de nuancer le propos de l'auteur du dossier, voire de le contredire quand cela est nécessaire. Voici comment la suite du présent article se présentera :
 
Au début de chaque partie, je citerai directement le texte original de l'auteur que je mettrai en bleu comme ceci. Ensuite de quoi, paragraphe par paragraphe, j'utiliserai faits et interprétations pour tenter de faire éclater la vérité masquée par le brouillard de cette théorie pour le moins singulière. Si cette méthode risque de déplaire aux plus littéraires d'entre vous, elle a au moins l'avantage de vous permettre de suivre facilement mon analyse du texte. C'est pourquoi, je vous conseille de lire dès à présent cette théorie une première fois avant de revenir ici pour poursuivre.
 
Voilà, c'est fait ? Je vais alors vous présenter mon avis sur ce texte tel qu'il nous est présenté dans le dossier. Cependant...
 
ATTENTION !!! Je vous préviens de suite mais ça va spoiler sec ! A ceux qui n'ont pas terminé la totalité des 3 jeux, DLC solos compris (ME2&3), passez votre chemin. Car si la lecture du dossier et/ou de cette théorie ne vous a pas tout spoilé, mon post achèvera le travail.
 
ATTENTION !!! SPOILS ! SPOILS ! SPOILS ! ATTENTION !!!
 

A toutes fins utiles, je précise bien sûr que je repasserai et suis déjà repassé par ici pour apporter quelques précisions et mises à jour. Ces dernières seront indiquées en vert dans l'article.

L'article commence sur une définition de ce qu'est l'endoctrinement et c'est une très bonne idée. Mais le bon point est très vite noyé par une gigantesque bourde qui serait bien punie par une déchirure ou singularité made in docteur T'Soni.

«[...] Shepard a trop souvent été en contact avec des artefacts prothéens (voire avec Sovereign lui-même) et ses chances d’avoir été « contaminé » et donc endoctriné sont nombreuses, comme en témoigne l’apparition de visions, dans lesquelles il voit les attaques de Moissonneurs, quand il n’entend pas leur voix. »

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1/ Les artéfacts prothéens ou dans notre cas les balises (ainsi qu'une sphère dans ME2), sont en fait des objets utilisant de manière technologique une capacité naturelle de ces mêmes Prothéens, à savoir la faculté de transmettre des informations (sons, images, odeurs, sensations et tout type de souvenir) par le touché (on l'apprend de la bouche-même de Javik, dans ME3, pour peu que l'on ai prit la peine de télécharger le DLC « Surgit des cendres » qui nous offre un bon lot de connaissance concernant le background de l'univers de Mass Effect). D'où les visions de Shepard lorsque celui-ci (je parlerai de lui au masculin bien qu'il puisse s'agir d'une femme même s'il n'est guère utile de le rappeler) entre en contact avec la balise d'Eden Prime ainsi que celle sur Virmire, visions qui sont en fait un avertissement lancé par les Prothéens dans le double but de mentionner la survie des scientifiques d'Ilos à d'autre Prothéens potentiellement survivants et de prévenir à terme les espèces du cycle suivant de l’immense menace qui pèse sur elles. Mais seuls les Léviathans et les Moissonneurs possèdent une faculté d'endoctrinement (bien que celle des Moissonneurs soit la seule dont les effets laissent des séquelles permanentes) ; ce n'est pas le cas des Prothéens, puisque eux-même ont été victime de ce fléau, qui les a transformés petit à petit (avec des modifications génétiques et technologiques) en ceux qui seront plus tard connus sous le nom de Récolteurs. Donc, non, aucun artefact prothéen n'a pu endoctriner ou participer à l'endoctrinement du commandant Shepard.

2/ Le commandant Shepard n'a que très peu été en contact avec Sovereign. En tout, trois fois.

A/ La première fois est sur Virmire (on l'aperçois brièvement sur Eden Prime dès le début du premier jeu mais le Moissonneur est trop éloigné du commandant pour qu'il puisse être affecté de quelque manière que ce soit). Sovereign communique via un hologramme directement avec Shepard et deux de ses coéquipiers. Je répète : via un hologramme. Qui n'est pas une technologie moissonneur. De fait, aucun endoctrinement ne peut débuter à ce moment. De plus, à chaque fois que Shepard entend la voix des Moissonneurs, c'est lorsqu'il leur parle soit par hologramme (Virmire et le DLC l'Arrivée [hologramme Augure, si vous le faites après la mission suicide, hologramme Récolteur si vous le faites avant] de ME2), soit via les Récolteurs dans ME2, soit directement sur Rannoch dans ME3. Donc il n'entend pas leur(s) voix comme Jeanne d'Arc aurait entendu la voix de notre hypothétique Dieu.

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B/ La seconde fois se produit lors de la bataille de la Citadelle lorsque Sovereign utilise Saren et les Geths pour tenter de libérer ses semblables de l'Abîme et ainsi débuter la moisson. Cependant, le Moissonneur doit faire face au feu des flottes conciliennes puis à celui de l'Alliance et il a sans doute autre chose à faire que de se concentrer sur l'endoctrinement de quelque individu organique que ce soit. Cela dit, les Moissonneurs sont comme les Geths, une multitude de programmes dans une seule plateforme (surpuissante, dans le cas des ces vaisseaux spatiaux), de fait, il est très difficile d'affirmer cet argument sans prendre le risque de se tromper voire pire, mentir. Toujours est-il que le commandant n'est, là encore, que peu rapproché du bestiau et ne reste relativement proche de lui que très peu de temps, or il faut du temps à l'endoctrinement moissonneur pour se mette en place. Ce n'est donc pas à cette occasion que Shepard peut commencer une session d'endoctrinement.

C/ La troisième et dernière fois se produit au cours de Mass Effect 3, dans le laboratoire du docteur Bryson, si vous avez téléchargé le DLC « Léviathan » qui vous révèle les origines des Moissonneurs. Le docteur a récupéré un fragment de Sovereign dans les débris de la Citadelle, peu après la fin de Mass Effect. Or, ce fragment est isolé par une technologie anti-endoctrinement qui n'a affecté ni Bryson, ni sa fille Ann ni aucun autre de leurs collègues. Donc toujours pas d'endoctrinement pour Shepard. Décidément !

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[Grosse parenthèse ici, liée à une réflexion personnelle : tout ou partie d'un Moissonneur, mort ou vivant, peut endoctriner les organiques. Il est donc possible que certains organiques aient subits un début d'endoctrinement après la bataille de la Citadelle. Mais quand bien même, ce sont les Veilleurs qui se sont chargés du gros du travail de nettoyage et de reconstruction. Il s'agit d'une race modifiée par les Moissonneurs pour faire d'eux les gardiens de la Citadelle et permettre son bon fonctionnement, coûte que coûte et ce très certainement pour l'éternité. De plus, ils ne sont désormais capables de répondre qu'à un seul ordre extérieur, celui lié à un signal, qui les forces à activer le mode « relai cosmodésique » de la Citadelle. Or, ce signal, émit par la gigantesque station spatiale sur commande d'un Moissonneur (Sovereign, dans ME1), a été modifié par les derniers Prothéens d'Ilos. Ainsi, les Veilleurs ne peuvent désormais plus être contrôlés et semblent être immunisé contre l'endoctrinement. De fait, aucun « vrai » agent endoctriné des Moissonneurs n'a pu faire son apparition à ce moment. S'il manque la confirmation de Bioware pour être totalement sûr de cette info, elle semble être la plus logique.]

Conclusion : aucune possibilité d'endoctrinement.

L'auteur du dossier poursuit son raisonnement ainsi :

« Dans Arrivals, le docteur Kenson découvre un artefact et le présente à Shepard qui s’effondre instantanément, à nouveau victime de visions. Pour certains, c’est le point de départ de l’endoctrinement de Shepard [...]. Est-ce le fait d’être un homme organique et synthétique qui lui permet de résister autant, pendant que les autres, tel Kenson, changent radicalement de comportement en quelques heures ? Toujours est-il que Shepard ne semble donner aucun signe de faiblesse. Mais alors, pourquoi endoctriner le Commandant plutôt que le tuer simplement ? Parce que les Moissonneurs le considèrent comme une avancée technologique à lui seul, une créature organique / synthétique unique au monde. »

3/ A/ Je vais vous conter l'histoire de ce DLC qu'est « l'Arrivée », nommé sous son titre original par l'auteur du dossier.

I/ Le docteur Kenson est envoyée en mission secrète par l'amiral Hackett dans un système aux mains des Butariens. Elle et son équipe, qui agissent en agents doubles, découvrent un artefact dans ce système qu'ils ramènent à leur base située sur un astéroïde afin de l'étudier, non pas « quelques heures » comme le signal l'auteur mais plusieurs jours, peut-être même semaines (il faudrait que je le refasse pour être bien sûr). C'est ainsi que progressivement, l'artefact qui s'avère être une création des Moissonneurs (dont l'utilité initiale reste à prouver ; si vous avez des hypothèses à ce sujet, je serais ravis de les entendre) commence à endoctriner les scientifiques. Ces derniers voient, grâce à l'artefact qu'ils nomment l'objet Rhô (en espérant ne pas me tromper dans l'orthographe), les Moissonneurs approcher et parviennent même à calculer une estimation précise du temps restant avant cette arrivée sous la forme d'un compte à rebours. Ils concluent que la seule façon de retarder l'invasion des Moissonneurs est de détruire le relai du système, baptisé relai Alpha. Ils conjecturent que l'astéroïde qui leur sert de base peut détruire ce relai s'il est lancé dessus à très grande vitesse, ce qui a toute les chances d'entrainer une explosion digne d'une supernova qui balayera l'entièreté du système.

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II/ Petit à petit, ils réunissent les ressources nécessaires pour lancer cette entreprise suicidaire, mettant par là même la puce à l'oreille des Butariens qui découvrent la volonté des scientifiques de détruire le relai, sans rien connaître de la menace des Moissonneurs. Alors que l'endoctrinement achève son emprise sur les scientifiques, les mettant directement à la solde des Moissonneurs, les Butariens les accusent de terrorisme et capturent Amanda Kenson pour « l'interroger » dans une prison (qui est la même que celle où Saren et Anderson sont envoyés en mission par le Conseil pour sauver Kahlee Sanders et détruire une menace liée à des travaux sur les IA, soit dit en passant ; je n'en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture roman Mass Effect Revelations). Kenson se trouve ainsi dans l'impossibilité de contacter Hackett, qui, ne connaissant qu'un vague lien avec une possible invasion de Moissonneurs, décide d'y envoyer Shepard et seulement lui, mission d'infiltration oblige (ou une unité, si vous ne jouez pas à ce DLC, ce qui vous coûtera quelques ressources pour ME3 ; mais je vais poursuivre comme si vous y jouiez).

III/ Shepard parvient finalement à secourir Kenson et à la faire quitter la planète pour qu'elle le conduise à l'artefact. Cette dernière, désormais sous l'emprise des Moissonneurs joue celle qui veut l'aider à endiguer la menace. Puis Shepard se retrouve face à l'artefact qui lui montre également l'arrivée des vaisseaux. Découvrant la vérité sur l'objectif réel des scientifiques endoctrinés (laisser les Moissonneurs venir pour recevoir leur bénédiction), il tente de se rebeller et déclenche un combat de quelques minutes seulement qui se solde par sa défaite. Il est ensuite conduit dans une infirmerie (que l'on peut imaginer éloignée de l'artefact, même si rien ne vient le confirmer) où il se réveille deux jours plus tard, quand les drogues ne font plus effet et s'échappe, tuant au passage les soldats de la base ainsi que Kenson et en lançant l'astéroïde sur le relai Alpha. Il parvient à communiquer brièvement avec l'Augure au travers d'un hologramme avant de s'enfuir à bord du Normandy. L'astéroïde frappe le relai Alpha, entrainant la destruction du système stellaire entier et la mort de toute vie qui s'y trouvait dont des centaines de millier de Butariens.

Mass Effect 3 Rétorsion

B/ Ce que l'on va retenir de cette petit histoire, ce sont d'abord les trous du scénario (dans quelles conditions a réellement débuté la mission de Kenson ? L'utilité première de l'artefact ? Pourquoi et comment transmet-il des visions alors qu'il n'est pas d'origine prothéenne (même s'il est possible de trouver une réponse à ces deux questions) ? Quid des scientifiques remplacés par les soldats dans la dernière partie du DLC ? Pourquoi (comme se le demande l'auteur du dossier) garder Shepard en vie ?). Ensuite, on retiendra que Shepard ne présente aucun symptôme de l'endoctrinement (pour en savoir plus, sur l'endoctrinement et la transformation en troupe pour Moissonneurs, lire le troisième roman de Mass Effect titré Rétorsion, rédigé comme les deux premiers par le père de la série : Drew Karpyshyn), d'autant plus qu'on le rappelle, l'endoctrinement demande du temps et une proximité certaine avec un élément moissonneur et là encore, rien n'indique que Shepard soit resté près de l'artefact suffisamment longtemps pour en souffrir. De plus, n'oublions pas que ce DLC est optionnel. Autrement dit, il est possible que Shepard n'ait jamais été en contact avec l'objet Rhô, auquel cas il est impossible qu'il se soit fait endoctriner.

4/ Shepard est effectivement équipé d'implants cybernétiques qui ont facilité et accéléré sa renaissance suite à son décès au début de Mass Effect 2, renaissance qui aurait simplement prit un peu plus de temps sans ces ajouts. Cependant aucun implant ne vient interagir avec son cerveau (excepté un possible implant biotique, si notre héros parvient à contrôler l'énergie noire, donc rien qui modifie en quoi que ce soit ses capacités cérébrales ; je rappelle aussi que seuls les organiques peuvent être endoctrinés). En clair, cette fusion organique/synthétique ne peut influer en rien sur la capacité d'endoctrinement des Moissonneurs ; pas de résistance ni de sensibilité. De plus, Shepard reste humain à part entière comme le confirme IDA au cours de Mass Effect 3 et la fin Destruction qui autorise la survie du commandant malgré la destruction pure et simple de tous les synthétiques. Donc non, il n'est en rien une "avancée technologique" et nul doute que les Moissonneurs n'en pensent pas moins.

Ensuite, l'auteur nous parle du petit garçon rencontré par Shepard au début du jeu, et qui est au passage le premier personnage que l'on voit dans ME3 :

« De fait, les tentatives de rallier Shepard à leur cause [celle des Moissonneurs] vont se multiplier à travers les épisodes. L’une des plus équivoques reste sans doute cet enfant que l’on voit dès les premières minutes de ME3. Ce gosse qui ne veut pas être secouru alors que les Moissonneurs attaquent, ce même enfant qui montera seul dans un vaisseau sans que les gardes pourtant présents ne l’aident pour grimper. L’ont-ils seulement vu ? On ne le saura jamais puisque quelques secondes après le décollage, l’aéronef explosera sous le feu de l’envahisseur. A ce moment précis, Shepard commencera à cauchemarder et à voir cet enfant qu’il essayera d’atteindre en lui courant après. A chaque fois qu’il y parviendra, les deux disparaîtront dans les flammes. S’agit-il vraiment d’une tentative d’endoctrinement ou d’un message alertant Shepard sur l’issue inéluctable de ce combat contre les Moissonneurs perdu d’avance (on notera encore une fois la présence de masses huileuses). »

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5/ Dans Mass Effect, Sovereign tente de tuer Shepard tout le long du jeu en envoyant les Geths contre lui, puis c'est au tour le l'Augure avec les Récolteurs dans Mass Effect 2 et enfin l'ensemble des Moissonneurs dans Mass Effect 3 avec leurs troupes de choc (zombis, brutes, furie, maraudeur, etc). Mais il y a bien des exceptions comme Saren qui tente de rallier Shepard à sa cause afin de prouver l'utilité des races aux Moissonneurs et donc de les sauver lorsqu'ils arriveront ou encore l'Homme Trouble qui tente de convaincre Shepard de le laisser faire afin de contrôler les Moissonneurs plutôt que de les tuer ; tous deux pensent agir de leur propre chef alors qu'ils sont endoctrinés. Le véritable but des Moissonneurs avec cette tactique est de forcer les races organiques à s'entre-tuer pendant que la moisson se prépare, d'éliminer tout opposant afin de se faciliter la tâche et de la mener à terme. Quant aux Récolteurs, leur ordre est de se procurer le corps de Shepard, ordre qui semble avoir été émit par l'Augure juste après la destruction de Sovereign par le Normandy SR1. D'où l'attaque des Récolteurs contre le vaisseau qui se retrouve détruit, entrainant la mort de Shepard. Après quoi, ils tentent de s'emparer du corps du commandant en s'alliant avec le Courtier de l'Ombre, ce que Liara T'Soni et Feron parviennent à empêcher avant de récupérer le corps et de l'envoyer à Cerberus (voir la BD Mass Effect Redemption et les explications de Liara dans ME2). Mais les Récolteurs restent à l’affut et lorsque Shepard reparaît enfin, ils souhaitent toujours récupérer son corps. Le fait qu'il soit mort ou vivant n'a clairement aucune importance à leurs yeux, ils veulent très certainement l'étudier (probablement pour voir si cet humain a dans ses gènes quelque chose de spécial puisqu'il est la cause de la destruction d'un Moissonneur hors moisson, ce qui a de très grandes chances d'être une première pour eux). Après quoi, peut-être souhaitent-ils ajouter son matériel génétique à leur nouvelle construction, le Proto-Moissonneur humain. C'est fort probable et ce qui semble de loin le plus logique mais rien ne confirme cette motivation. Quoi qu'il en soit, le but n'est pas de rallier Shepard à la cause des Moissonneurs mais bien de l'écarter d'une manière ou d'une autre car comme le confirme le Léviathan, « ils [le] perçoivent comme une menace. » Et donc pas comme un atout. Néanmoins, chacun est libre d'en penser ce qu'il veut.

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6/ A/ Ensuite quel rapport entre les Moissonneurs et l'enfant ? Lorsqu'on voit le petit pour la première fois, il est en train de jouer avec une réplique d'un vaisseau spatial : il fait beau, tout est calme, la vie de tout les jours permet à l'innocence enfantine de s'épanouir. Et puis, d'un coup, les Moissonneurs frappent, détruisant tout ce qu'ils trouvent. Shepard tente de s'enfuir avec Anderson, permet à l'amiral de franchir une prote bloquée puis entend un bruit. Il se retourne, jette un œil dans le conduit de ventilation pour y trouver l'enfant qui refuse toute aide ; « Vous ne pouvez rien pour moi ». Anderson fait signe à Shepard ce qui détourne momentanément son attention, laissant le temps à l'enfant de s'enfoncer plus avant dans les conduits.

Question : pourquoi reste-t-il dans le conduit ? Parce qu'il a peur et qu'il s'y sent en sécurité. La question n'est pas de savoir s'il l'est réellement, on sait tous que ce n'est pas le cas (d'autant plus qu'il y a un panneau "danger" à côté du conduit ; mais soyons honnêtes, qui se soucierait d'un panneau d'avertissement alors qu'un Moissonneurs lui cours après ?). Mais ces conduits ne permettent pas de voir le carnage qui s'effectue à l'extérieur et pour un enfant, une menace qui ne se voit pas est une menace qui n'existe pas. Seule exception, les monstres dans le noir (qui pourraient très bien se trouver dans un conduit sombre), mais après avoir vu des vaisseaux spatiaux de 2 km de long détruire tout ce que vous connaissez, tout ce que vous possédez et tout ce que vous aimez comme s'il s'était agit d'écraser une feuille morte ou encore de cligner des yeux, qui aurait peur du méchant croque-mitaine ?

B/ Puis, pendant que Shepard regagne le Normandy, l'enfant parvient à quitter l'immeuble et pendant que le SR2 s'apprête à quitter la Terre, le garçon grimpe dans une navette militaire qui tente d'évacuer les civils. La mise en scène ne nous permet pas de tout voir mais il semble effectivement que personne ne prête attention à l'enfant. Et alors que la navette décolle, accompagnée d'une seconde, un Moissonneur de classe Destroyer les abat toutes les deux. La scène se déroule sous les yeux du commandant qui éprouve alors au bas mot une immense peine.

Question : pourquoi personne ne semble faire attention à l'enfant ? Jusqu'à présent, personne n'avait jamais cru Shepard et sa troupe sur la menace des Moissonneurs. Pour eux, ce n'était qu'un mythe, aucune possibilité de véracité. Et voilà que la destruction incarnée s'abat sur eux de manière extrêmement violente et emporte tout ce qu'ils ont et tout ce qu'ils sont. Ils se retrouvent en état de choc et dans de tels cas, vous êtes seul avec vous-même, incapable de percevoir ce qui se déroule autour de vous. Serrant dans vos bras et de toutes vos forces votre conjoint(e), vous ne vous focalisez que sur lui(elle) parce qu'il(elle) est tout ce qu'il vous reste. Pour des civils, qui n'ont jamais été entraînés aux situations d'urgence et jamais été préparés à une telle destruction, le choc est paralysant autant physiquement que psychologiquement. Alors comment se rendre compte de la présence d'un petit enfant en une telle situation ? Comment oser regarder par la porte de la navette (par laquelle monte l'enfant) votre monde dévasté alors que vous n'avez qu'une envie, quitter ce cauchemar à tout prix et au plus vite ?! Dans une telle situation, il semble parfaitement logique que personne de fasse attention à lui.

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Autre question : pourquoi personne n'aide l'enfant à monter ? Pour les civils à bord de la navette, je viens de répondre à la question mais concernant les militaires à l'extérieur de la navette ? Et bien il suffit de regarder la cinématique pour s'en rendre compte, le gamin s'en sort très bien. Il grimpe à bord rapidement et facilement. Pourquoi aider une personne qui n'en a pas besoin ? D'autant plus que si les militaires tentent d'aider le garçon avant de se rendre compte qu'en fait non, pas besoin puis qu'ils se dirigent vers la fermeture de la porte, ils perdent du temps. Et quand une armada de presque 1 000 Moissonneurs (estimation donnée dans ME3) possédant une force de frappe capable de mettre la galaxie entière à genoux vient faire du grabuge, une demi-seconde peut faire la différence entre la survie ou la mort. Les militaires, habitués au combat, le savent. S'il l'enfant avait peiné, il aurait été aidé, aucun doute là-dessus, mais il s'en est très bien sorti, d'où l'absence d'aide.

C/ Après ça, Shepard rêvera à plusieurs reprise de ce petit garçon et à chaque fois, après avoir traversé (ou alors quand il est sur le point de traverser) une épreuve qui entraine de lourdes conséquence (ex : les Krogans condamnés par la traitrise de Shepard avec la non guérison du génophage [seulement 8% des parties] ou/et la mort de Mordin Solus [environ 96% des parties]). Et à la fin de chaque rêve, le petit garçon disparaît dans les flammes (un deuxième Shepard ne disparaît avec lui que lors du tout dernier rêve).

Garçon & Shepard en feu

Question : pourquoi Shepard rêve du garçon ? Parce qu'il n'a pas pu le sauver, tout simplement. Déjà qu'il s'en veut d'avoir quitté la Terre, même s'il s'agit de la seul façon de la sauver, cette culpabilité s'accroît avec la mort de l'enfant qu'il aurait peut-être pu sauver, s'il ne s'était pas laissé distraire par Anderson, s'il avait crier un peu plus fort « au loup », si, si, si... Peu importe qu'il ai raison ou non de s'en vouloir, le fait est qu'il s'en veut. D'autant plus que c'est la première fois dans Mass Effect que l'on voit un enfant mourir et cela se passe sous les yeux de Shepard. Qu'un mercenaire ou un militaire meurt, quelque part, c'est normal, il s'est engagé en connaissant les risques, ça fait partie du boulot. Mais un enfant... un enfant qui avait tout son avenir devant lui et dont la vie est balayée en un seul instant... le joueur et Shepard se retrouvent tous deux face à l'ignominie de cette guerre (et sont ainsi motivés à mettre un terme à cette maudite guerre coûte que coûte dès le début du jeu), les Moissonneurs n'épargneront personne, et les organiques n'y peuvent rien. Certains survivent, d'autres non, et Shepard éprouve ce que l'on appelle la culpabilité du survivant.

Epilogue Jack

Autre question : pourquoi la présence de ces « masses huileuses » ? (Notons d'ailleurs que ces masses vues dans les rêves, celles vues autour de Shepard lorsque l'Homme Trouble le contrôle et celles vues autour de Shepard lorsqu'il est assailli par la vision provoquée par l'objet Rhô ne se ressemblent pas du tout) Dans les rêves, ce sont des silhouettes que l'on pourrait qualifier de fantomatiques et elles sont noires. Pour moi, les deux sont liés et c'est normal, car ce n'est pas un rêve mais un cauchemar. Et Shepard rêve des morts, de ceux qu'il a sacrifié/abandonné/laissé mourir (ainsi le pense-t-il, peut-être). C'est là encore la culpabilité du survivant, il court pour rejoindre l'enfant et tenter de le sauver et pendant ce temps, les voix des morts raisonnent dans sa tête, cruels souvenirs de ceux qu'il a à jamais perdu, presque toujours en lien direct avec les conséquences des choix qu'il a fait (Mordin Solus ; Urdnot Bakara dit Eve ; Kaidan/Ashley ; Thane... pour ne citer qu'eux). Shepard porte le deuil de ses amis d'où le côté sombre des cauchemars. Mais ces silhouettes peuvent aussi représenter la mort, celle appliquée par les Moissonneurs lors de cette invasion implacable. Et à la fin du rêve, l'enfant disparaît dans les flammes (et ce, qu'on le rattrape ou pas ; j'ai déjà eu droit à sa disparition alors que je n'avais fait que cinq mètres durant toute la durée du rêve car je voulais écouter toutes les répliques des disparus), principalement pour deux raisons selon moi. D'abord parce que Shepard ne peut pas le sauver, il ne peut plus le sauver, car quand il fait ce rêve, le garçon est déjà mort, l'innocence a été assassinée et continuera à l'être tant que la guerre se poursuivra. Ensuite parce que l'enfant est mort dans l'explosion de la navette et flammes et explosions sont liées dans l'imaginaire, tout simplement.

D/ Alors la question que je me pose est la suivante : pourquoi vouloir voir une manipulation d’endoctrinement dans tout ça alors que, comme je l'ai précisé, les risques pour Shepard de subir l'influence des Moissonneurs sont très loin d'être aussi élevés que semble le croire l'auteur d'une part, et d'autre part, que le jeu est non seulement l'histoire d'un univers, mais surtout celle de plusieurs personnages et des relations qu'ils entretiennent entre eux, mettant en avant l'émotion et son effet sur la psychologie humaine et extraterrestre.

Catalyseur Kid

Mais avec tout ça, je suis surpris que l'auteur n'ait pas remarqué un détail : le garçon et le Catalyseur = même design de corps et même comédien français pour la voix. Je suis étonné de ne pas avoir vu dans le dossier, en conséquence d'un tel fait, une remarque du genre : « comment ne pas croire à la théorie de l'endoctrinement quand on voit cela ? » Et comme vous commencez à me connaître chers lecteurs, vous savez que je vais également répondre à cette remarque : c'est pour une raison très simple, le garçon n'apparait que très peu et le Catalyseur qu'à la toute fin du jeu. En tant que développeur, auriez-vous vraiment prit la peine de faire deux design très différents quand le seul côté spectral du Catalyseur brouille aussi bien les cartes ? Si oui, je vous tire mon chapeau, vous êtes un putain d'enfoiré de bosseur, sinon, vous êtes comme la majorité (dont pour le coup je fais partie) et pensez que ce n'est pas franchement utile. Quant au comédien unique, c'est tout aussi simple : le Catalyseur a la forme d'un enfant avec 3 millions de lignes de dialogue là où l'enfant, le vrai, n'en a qu'une (ou guère plus). Aucun doubleur (= patron d'une maison de doublage) n'appellerait un(e) comédien(ne) pour une seule ligne de dialogue (je précise que Laura Blanc [ma comédienne préférée soit dit en passant] prête sa voix à d'autres Asari dans ME2 pour compenser la faible présence de son personnage attitré : Liara T'Soni). Quoi qu'il en soit, si l'enfant du début était une hallucination provoquée par le Catalyseur, alors il y a fort à parier que Bioware aurait au moins placé un élément marquant, solide et visible pour confirmer cette hypothèse, or je n'ai rien vu de tel. Cependant, si je me trompe alors effectivement, il y a là quelque chose d'étrange, à quoi s'ajoute un fait indéniable : lorsque le Catalyseur parle et que vous avez activé les sous-titres, vous pouvez constater que le personnage n'est pas désigné par le mot "Catalyseur" mais par "enfant". Erreur involontaire ou choix réfléchi ? Les discussions sont ouvertes.

Je sais que toute cette grande partie a présenté des faits certes, mais aussi une large part d'interprétation, forcément subjective (et il y en aura d'autres) et je vous invite à fournir vos propres interprétations si elles diffèrent des miennes, car il est difficile de détenir une vérité sur ces éléments. Il n'est même pas sûre qu'il y ait une vérité, des possibles, c'est sûr, mais des vérités... Chacun est juge.

Mais l'auteur poursuit dans sa logique, finalement peut-être pas si logique que ça :

« La Bataille de Londres lèvera de nombreuses zones d’ombre sur l’endoctrinement qui, de fait, expliqueront certainement incohérences scénaristiques. Toute la suite : les événements, la montée dans Citadelle, la rencontre avec le petit garçon, le choix à faire qui conclura l’histoire... Tout cela est-ce une illusion ? Tout porte à le croire, car comment expliquer que Shepard puisse respirer sans son casque après l’explosion de la Citadelle alors qu’il n’est pas censé se retrouver là ? »

7/ Oui effectivement il y a une incohérence scénaristique, mais elle n'est nullement expliquée, et c'est la raison N°1 pour laquelle la fin de Mass Effect 3 n'est guère appréciée par la grande majorité des joueurs, ou du moins elle devrait être la raison N°1 sur le plan strictement logique, en oubliant complètement les émotions procurées par cette fin. Une incohérence qui n'est pas connue de tous d'ailleurs (ceux qui n'ont pas joué au premier jeu ne peuvent la percevoir) et il est temps d'y remédier.

L'attaque de Sovereign

Dans Mass Effect 1, Sovereign tente d'utiliser la vraie fonction de la Citadelle, celle de relai cosmodésique s'ouvrant sur l’Abîme afin de faire entrer tous les Moissonneurs au cœur de la galaxie et porter un coup fatal dès le début de l'invasion aux espèces organiques en les privant de tout centre décisionnel, puisque c'est ainsi que les espèces intelligentes exploitent la Citadelle. Cette utilisation passe par un signal auquel répondent les Veilleurs pour activer le mode « relai cosmodésique » de la station spatiale. Cependant, lors du cycle précédent, les Prothéens survivants d'Ilos sont parvenus à rejoindre la Citadelle après la fin de la dernière moisson grâce au monument relai qu'ils avaient développés et sont parvenus à modifier le signal avant de mourir de faim et de soif dans une Citadelle dévastée par l'attaque des Moissonneurs. (Après quoi, il est logique de croire que les Veilleurs recyclent leur corps et réparent la Citadelle.) Résultat, impossible de téléguider l'invasion à distance. Sovereign se sert alors de Saren pour lancer une attaque massive sur la station spatiale afin d'activer manuellement la fonction cosmodésique de la Citadelle ce qui nous conduit à l'histoire de Mass Effect 1, scénarisé par le père et vrai maître de la série, Drew Karpyshyn.

Catalyseur & Moissonneur

Puis arrivent Mac Walters (qui a fait ses armes sur la saga en compagnie de Karpyshyn sur ME2) et son Mass Effect 3 et on apprend en réalité que l'Intelligence ainsi nommée par le Léviathan et que l'on appelle Catalyseur est en réalité l'intelligence collective de tous les Moissonneurs et qu'il réside... dans la Citadelle?!! WTF ! Alors pourquoi n'a-t-il pas appuyé dès le départ sur le bouton « faire débuter la moisson » ou n'a-t-il pas reprogrammé le signal destiné aux Veilleurs si, comme il le dit lui même, « la Citadelle fait partie de [lui] » et qu'il y réside propablement depuis des centaines de milliers d'années au bas mot ? Un problème de Wifi peut-être ? Ou alors il a oublié son mot de passe ? Quelqu'un ! A l'aide ! J'ai besoin d'explications cohérentes s'il vous plaît ! De plus, Sovereign lui-même qualifie chacun des siens d'« entité nation, indépendante, sans faille » alors si le Catalyseur est l'intelligence collective de l'intégralité des Moissonneurs, celui qui les contrôle, où est passée cette indépendance ?

ME3 Augure & faisseau

8/ Si vous avez survécu à cette incohérence qui brise désormais la fin, alors bravo, quelle résistance ! Poursuivons sur quelque chose d'aussi étrange afin de ne pas compenser. Ce n'est pas « le petit garçon » que rencontre Shepard, c'est « le Catalyseur ». Attention au choix des mots. Ensuite, et c'est là que ça devient mortel, si effectivement le Catalyseur est une illusion provoquée par les Moissonneurs, alors pourquoi laisser Shepard mettre un terme définitif à la moisson (qui est la seule raison d'exister pour le Catalyseur comme pour les Moissonneurs) avec l'usage du Creuset ? Si le catalyseur ET l'utilisation du Creuset qui en résulte sont aussi tous deux des illusions, alors pourquoi Bioware nous laisserait avec un jeu qui n'a aucune fin ? Puisque si c'est une illusion, alors la moisson va se poursuivre mais Shepard n'est alors pas mort dans la course finale vers le faisceau, puisqu'il faut bien qu'il soit vivant pour halluciner, non ? Alors qui ? Quoi ? Où ? Comment ? Quand ? S'il s'agit d'une illusion, alors la fin de Masse Effect 3 est encore pire que tout ce qui a pu être dit jusqu'à présent. Toute logique fout le camps et l'aventure si chère à tous les joueurs tombés amoureux de cette saga se retrouve à jamais tâchée par le pire crime commis sur un jeu : le fait d'avoir lié émotionnellement des êtres humains à une série aussi grandiose pour finalement tout envoyer dans le néant le plus absolu. Un crime envers le jeu, un crime envers les joueurs. Difficile de croire en l'illusion avec ça, d'autant plus que, au risque de me répéter, les chances que Shepard soit endoctriné restent très faibles.

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9/ Et pour en finir avec la dernière partie de cet extrait du dossier, il y a plusieurs choses à dire sur le fait que Shepard puisse respirer sans son casque après l'explosion de la Citadelle. Premièrement la Citadelle n'explose pas au sens où peuvent l'entendre certaines personnes. Lors des fins Destruction et Synthèse, elle subit de lourds dommages ainsi qu'une multitude d'explosions mais ne se volatilise pas en petit morceau dans l'espace. De fait, il est difficile de dire si elle est totalement HS ou juste en grande partie ; notons tout de même que les lumières des secteurs s'éteignent toutes. Peut-être reste-t-il une zone où un champ de force maintient une atmosphère respirable... Ce n'est que pure spéculation et les probabilités sont faibles. Deuxièmement, si le joueur a rassemblé suffisamment de ressources, on peut avoir l'armure N7 se soulever à la fin, indiquant que Shepard est toujours en vie. Mais nous ne voyons pas sa tête alors difficile de dire s'il a son casque où non. Là encore, ce qui va suivre n'est que pure spéculation mais peut-être a-t-il eu le temps de le remettre juste avant que l'explosion ne fasse trop de dégâts. Cela dit, à quoi bon remettre un casque si l'armure sur laquelle il se place est très endommagée (avant bras manquant et des perforations de partout, d'où coule le sang de notre héros) ? Il y a effectivement là quelque chose d'étrange. Mais j'ai déjà démontré que la probabilité que toute cette fin soit une illusion est faible, auquel cas, Shepard a toutes les raisons d'être là, parmi les vestiges de la Citadelle. Enfin, à condition bien sûr que Shepard n'ait pas jugé bon de choisir le Contrôle ou la Synthèse.

Juste après l'auteur fait une remarque pour le moins intéressante :

« Comment ne pas trouver étrange que le choix de détruire les Moissonneurs soit la solution conciliante et celle de les contrôler l’option pragmatique ? »

10/ Et bien justement, il y a forcément toutes les raisons de trouver ça étrange si l'on résonne ainsi puisqu'en réalité de nombreux éléments laissent à penser que c'est l'inverse. Le contrôle des Moissonneurs serait l'option conciliante et la destruction l'option pragmatique. Ne vous laissez pas abuser par la vision nous montrant Anderson, pourtant protagoniste du jeu, choisir la destruction ni par celle de l'Homme Trouble, qui lui est l'antagoniste, choisir le contrôle. Je vais à présent préciser mon avis sur les deux fins pour bien vous faire comprendre ma logique.

Destruction

A/ Concernant la Destruction, il y a quatre éléments qui prouvent qu'il ne s'agit pas d'une fin conciliante mais plutôt d'une fin pragmatique. Le premier et de loin le plus évident mais aussi le moins porteur, la couleur de ce choix. C'est la couleur rouge, ce même rouge qui a représenté tout au long de la saga les propos et actions pragmatiques de Shepard. Alors bien sûr, si je m’arrêtais là, mon explication ne vaudrait rien c'est pourquoi je m'empresse de poursuivre.

Le second argument prend ses racines dans les conséquences sur le long terme de cette fin. Comme l'explique le Catalyseur, la guerre entre synthétiques et organiques est inévitable (admétons qu'il ait raison et surtout oublions un instant l'incohérence concernant le Catalyseur ainsi que le fait que les Quariens et les Geths peuvent très bien cohabiter sans passer par la Synthèse ; oui je sais c'est difficile mais je ne suis pas responsable des incohérences à tout va qu'engendre toute la dernière partie de ME3) et que seule l'existence des Moissonneurs permet de ramener l'Ordre dans le Chaos. En les détruisant, il faudra attendre longtemps, peut-être des dizaines de millier d'années, avant que de nouveaux synthétiques apparaissent, qu'ils évoluent au point de dépasser leurs créateurs pour finalement les détruire. Puisqu'il n'y aura plus de moisson pour réguler la puissance des organiques (qui se détruisent eux-même ainsi que les synthétiques) ni celle des synthétiques (qui détruiront les organiques), la galaxie a toutes les chances de devenir un champ de bataille pour se transformer en cimetière géant (ici gît l'ancienne vie organique). Merci qui ? Merci Shepard. Ce deuxième argument repose uniquement sur la logique expliquée par le Catalyseur mais comme vous l'avez remarqué, les incohérences limitent grandement sa force et son impact fera le même effet dans le cœur des joueurs qu'un pétard mouillé.

Mort de Liara

Ensuite, il s'agit de la seule fin disponible si vous terminez le jeu à l'arrache, sans prendre la peine de réunir beaucoup de ressources. Et cette version de la fin est incroyablement punitive. Du fait du faible nombre de vaisseaux et de soldats disponibles, il vous sera impossible d'évacuer vos deux coéquipiers blessés lors de la course vers le faisceau qui mourront sous vos yeux. Autre conséquence, le Creuset ne sera pas suffisamment évolué pour permettre le choix des fins et lorsqu'il déchargera son énergie destructrice, elle balayera tout ce qu'elle touchera ; la surface de la Terre sera réduite en cendre (humains, animaux, plantes, bâtiments), Shepard y restera et lorsque la vague d'énergie atteindra le Normandy, celui-ci sera intégralement détruit, tuant du même coup tous ceux à son bord (Joker, IDA, Traynor, etc.) En somme, c'est la pire fin possible du jeu (sauf peut-être la 4ème fin ajoutée par l'Extended Cut).

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Et enfin, le dernier argument, peut-être le plus porteur de tous : la fin Destruction est la seule qui autorise la survie de Shepard et c'est là-dessus que tout se joue. Quand on sait qu'un joueur sur deux préfère choisir cette fin-là (contre 33% la Synthèse et 16% le Contrôle), ce n'est pas un hasard. Il ne s'agit peut-être que d'une possibilité mais il y a des chances pour que ce ne soit pas dû uniquement au fait qu'on nous fasse comprendre depuis ME1 qu'il faut détruire les Moissonneurs, la survie de Shepard doit probablement être prioritaire dans le cœur des fans. Dans la meilleure version possible du scénario de Mass Effect 3, Quariens et Geths survivent et s'entraident, ces synthétiques, en plus de devenir des entités intelligentes uniques à part entière (ils parlent désormais au « je » et non au « nous » grâce au code des Moissonneurs) partent au combat tout en s'introduisant dans les combinaisons des Quariens (Geth = programme et non plateforme mobile) afin de créer des simulations d'infections pour renforcer le système immunitaire de leurs créateurs, ce qui débouchera, en quelques années à peine, sur la libération des Quariens vis à vis de leurs combinaisons. Quant à IDA, elle se rapproche de plus en plus d'un humain dans sa façon de penser et change sa programmation afin de mieux refléter l'humanité, le cœur humain et entre dans une relation avec Joker. Or, la fin Destruction balaye tout ça : IDA meurt, tout comme les Geths qui étaient enfin parvenus à devenir des individus, ce qui prive du même coup les Quariens de l'aide apporté par leurs anciennes créations (la reconstruction et la libération des combinaisons prendront plusieurs dizaines voire centaines d'année à se réaliser). Sans compter que les Veilleurs ont également toutes les chances d'être eux-aussi exterminés ce qui peut entraîné sur le tard un possible dysfonctionnement massif de la Citadelle (une fois que cette dernière sera reconstruire) pouvant provoquer la mort de nombreux résidents. Et si le joueur choisi cette voie pour sauver Shepard ou si le commandant choisi cette voie pour rester en vie, plutôt que pour détruire les Moissonneurs, alors il s'agit de sacrifier un très grand nombre (ou alors uniquement l’innocente IDA si vous avez détruit les Geths à la fin de la bataille pour Rannoch, privant ainsi Joker de son grand amour) pour sauver une seule personne. Et s'il ne s'agit pas d'un acte de pragmatisme, alors je ne sais pas ce que c'est.

Contrôle

B/ La fin du Contrôle, quant à elle, peut être considérée comme conciliante, d'abord par sa couleur, le bleu, qui correspond aux choix de dialogue et aux actes conciliants durant toute la série Mass Effect. Ensuite, cette fin implique que Shepard se sacrifie, renonçant à tout ce qu'il est et a tout ce qu'il a (ses amis, ses compagnons d'arme, sa vie, son futur, son grand amour) pour devenir le nouveau Catalyseur, le protecteur et défenseur de la galaxie, ce qui entraîne la destruction de l'Intelligence, premier Catalyseur. Le commandant tel qu'il est meurt dès l'instant où il devient « quelque chose de plus grand », pour laisser place à une Intelligence Artificielle incapable d'émotion et de sentiment mais qui est guidée par la pensée et la compréhension de l'être qu'il fut à l'origine. La moisson s'arrête, la Citadelle intacte peut directement servir de centre politique et décisionnel de la galaxie. Les Moissonneurs reconstruisent ce qu'ils ont détruit sur les différents mondes peuplés, réparent les relais cosmodésiques endommagés et ne vivent désormais que pour protéger les espèces galactiques de menaces potentielles. Chaque espèce pourra croire en son avenir, chaque espèce aura voix au chapitre dans un futur aux possibilités infinies.

Epilogue Citadelle

Néanmoins, une ombre semble planer. Tout d'abord, la musique de l'épilogue n'a pas grand chose de réjouissant. Mais là n'est pas son but. Elle est là pour appuyer le propos de cette fin. Électronique, intrigante, transcendantale, voilà les adjectifs qui conviennent. En faisant ce sacrifice, Shepard a transcendé tout ce que pouvaient être les organiques et les synthétiques en devenant une entité impalpable, la première IA viable créée à partir d'un être organique, une Intelligence qui surpasse infiniment tout ce que pouvait apporté le projet Suprématie de ME2. Ensuite, une phrase prononcée par ce nouveau Catalyseur a de quoi intriguer : « Le contrôle, c'est le pouvoir. Mettre la force de son ennemi sous son propre joug n'est que sagesse. » On croirait entendre parler la folie de l'Homme Trouble, dont la vision a toujours été biaisée, d'abord par les séquelles laissées par la Guerre du Premier Contact à laquelle il a participé, puis par l'endoctrinement. Seulement, ces mots sont prononcés par l'Intelligence guidée par la pensée du commandant Shepard, et on sait qu'elle seule a la grandeur nécessaire pour appliquer correctement cette idée. Bien sûr, un Shepard pragmatique est clair quant à ses intentions contre ceux qui souhaitent mettre à mal le peuple. Il mettra sur pied une armée et toute entité menaçante pour la galaxie sera exterminée. Pourtant, la protection des survivants reste une constante, quelque soit l'orientation de Shepard.

Et, malgré toutes les craintes que l'on pourrait éprouver, il ne faut pas oublier que, quelque part, une entité veillera sur et se souviendra à jamais de ceux qui furent l'équipage du Normandy.

Commando Mass Effect

Et l'auteur d'ajouter juste après :

« Est-ce une manière de brouiller la pensée du Commandant qui, par facilité, s’orienterait du coup vers la synthèse et du coup se suiciderait ? »

Synthèse

11/ A /Bien qu'il soit possible d'interpréter les fins Destruction et Contrôle comme étant conciliante ou pragmatique, la Synthèse est loin d'être une fin neutre puisqu'elle implique de changer l'ADN et tout être, organique comme synthétique pour transformer les vivants et les faire appartenir à une toute nouvelle catégorie. Le Catalyseur affirme que lui et les Moissonneurs ont « tenté quelque chose de similaire » mais qu'ils n'y sont pas parvenus car « les organiques n'étaient pas prêts. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut forcer ». (On récapitule : les Moissonneurs se soucient du fait que les organiques soient prêts pour commencer la synthèse mais se contrefichent pas mal de savoir s'ils sont prêts à être détruits sous leur forme originelle pour être transformés en Moissonneurs ? Ok. Bien sûr, la logique de la chose dépend du sens donné au terme « prêt ») Or cette fin, si elle est choisie par la joueur implique bel et bien de forcer cette évolution (qui perd néanmoins une grande partie de son intérêt si les Geths ont été exterminés lors de la reconquête de Rannoch) puisqu'on ne demande son avis à personne. Les conséquences semblent de prime abord salutaires. Les organiques deviennent en partie technologiques, ils seront encore moins sensibles à la maladie et au vieillissement (dans l'univers de Mass Effect, le corps des humains ne subit les effets de l'âge qu'à partir de 60 ans ; pas de ride ni de problème de dos avant ce cap et nos compagnes restent fertiles jusque là ; sans oublier l'éradication des cancers). La technologie s’immisçant naturellement jusque dans leur cerveaux, ils peuvent désormais mieux penser, leurs facultés cérébrales sont boostées. Et grâce aux améliorations physiques, les Volus ne seront peut-être plus contraints de vivre avec leur combinaisons en dehors de leur monde natal et la toxicité et la radioactivité de certains mondes ne poseront alors plus aucun problème pour la colonisation. Les synthétiques, eux, deviennent véritablement vivants, capables d'éprouver enfin des émotions, de rire et de pleurer de bon cœur. Peut-être même pourront-ils, à terme, s'accoupler (entre eux et/ou avec les organiques) et donner la vie, qui sait ? Les Moissonneurs n'échappent pas à cette prise de vie et partagent ainsi les cultures des espèces dont ils sont issus pour donner à cette immense galaxie une puissance culturelle encore jamais atteinte. L'harmonie parfaite en somme. Mais en y réfléchissant bien, on se rend compte que la suite pourrait bien nous faire déchanter.

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B/ En effet comme l'affirme IDA dans l'épilogue de cette fin, sur le long terme, les différences entre organiques et synthétiques finiront par s'estomper. Physiquement d'une part, puisque si tous ces êtres doués du nouvel ADN peuvent finir par s'accoupler ensemble, les éléments technologiques permettront la comptabilité de tout ce matériel génétique et, des milliers d'années plus tard, les êtres de la galaxie se ressembleront tous. (Notez que dans l'univers de Mass Effect, les Volus, les Asaris, les Krogans, les Hanaris etc, ont tous la même silhouette que les autres membres de leur espèce respective et ce n'est pas un hasard. En effet, Drew Karpyshyn explique dans le roman ME Révélation que ces espèces sont anciennes et le temps ainsi que les croisements génétiques ont grandement unifié les apparences. Les humains n'en sont pas encore au même point mais ils s'en rapprochent : peu d'entre eux sont vraiment blonds ou ont vraiment les yeux bleus. Dans ME 2, Mordin, grand scientifique expert en « xenogénétique » affirme que les humains sont beaucoup plus diversifiés génétiquement que les autres espèces. C'est tout simplement parce que l'humanité est une jeune espèce.) Quant à leurs psychologies, n'oublions pas que leur cerveaux sont désormais pourvus d'implants technologiques naturels ce qui pourrait bien signifier que tout ces êtres finiront par se retrouver connectés comme une sorte de consensus Geth en se transmettant les informations en continu. Sans compter la possibilité quasi certaine de s'échanger des souvenirs ou des techniques comme on le fait aujourd'hui en partageant de la musique ou des vidéos sur YouTube ou encore en transférant des fichiers d'une clé USB à un disque dur ; les joies du copier/coller. A terme, c'est une unique façon de penser qui se joindra à un unique physique. Cela prendra du temps, beaucoup de temps, mais c'est la suite logique de cette fin, la Synthèse. En quoi cela va-t-il donc nous faire déchanter ? C'est très simple... c'est la diversité des races, des façons de penser, des cultures qui ont forgé la richesse de l'univers de Mass Effect. Et cette richesse, cette force remarquable est vouée à disparaître à jamais. Tel est l'avenir tracé par ce choix de Shepard qui, s'il permet une paix éternel, ouvre les portes à un monde plat et sans intérêt.

C/ Voilà ce que j'avais à dire sur la Synthèse. Et si on devait en conclure quelque chose, c'est que d'une part, le choix de cette fin est très loin d'être une facilité et d'autre part, ces fins vont bien au-delà du simple conciliant = bon et pragmatique = mauvais. Chacune dispose de ses avantages et de ses inconvénients. Il n'y a ici aucune tentative pour embrouiller l'esprit de Shepard, il doit simplement faire un choix.

Plaque Memorial Shepard

12/ Ensuite, si Shepard choisi la Synthèse, il meurt, certes. Son corps se transforme en une sorte d'énergie ou alors est-il décomposé pour former une sorte de schéma que suivra l'énergie de Creuset ? Après tout, n'oublions pas que cette fin métamorphose les êtres de la galaxie pour créer une parfaite fusion bio-synthétique et que le Commandant Shepard s'approche de cette fusion depuis sa résurrection par Cerberus. Peut-être est-ce lié, peut-être pas, là encore chacun est juge. Mais pourquoi parler de suicide ? Et surtout pourquoi seule la Synthèse est-elle considérée par l'auteur comme une fin suicide ? Car tel qu'il est, le Commandant meurt s'il choisi le Contrôle ; sa survie n'est pas certaine (pour lui en tout cas) s'il choisi la Destruction. Pratiquement 95% des fins (en prenant en compte les variantes des différentes fins) se soldent par la mort du Commandant. Cette mort est un risque qu'il court sciemment et pour cause, il est un soldat de carrière et ce qu'il souhaite, ce n'est pas sa propre mort mais l'accomplissement de la mission, accomplissement qui sauvera des milliards de vies. Shepard s'est toujours battu et se bat toujours, même à la toute fin. Le suicide est une fuite, un abandon et un soldat digne de ce nom n'abandonne pas, jamais, pas quand tout une galaxie dépend de lui. Shepard est un battant qui ne se suicide pas mais se sacrifie, si besoin est, car le sacrifice est bien l'un des grands thèmes de cette grande saga.

4ème Fin Le Refus

13/ Autre point que l'auteur semble avoir oublié (ou omis) de mentionner : la quatrième fin. En effet, il y a deux types de fins, celles qui étaient déjà disponibles dans Mass Effect 3 et les autres. Et ces autres, ou la seule autre plutôt, a été rajoutée par l'Extended Cut, le DLC gratuit de 2 GO de la fin augmentée. Refusez toutes les options proposées par le Creuset que vous énonce le Catalyseur et/ou tirez-lui une balle dans la tête lorsque le moment de choisir est venu et le cycle continue, les Moissonneurs gagnent et la galaxie est perdue. Enfin presque car l'appareil confectionné par Lira T'Soni avertira les espèces du prochain cycle de la menace qui pèsent sur elles, ce qui leur permettra de se préparer et de vaincre une bonne fois pour toute les Moissonneurs ; c'est en tout cas ce que révèle l'épilogue post générique où l'on voit cette fois une femme parler au jeune garçon. Comment les Moissonneurs sont-ils défaits ? Rien ne l'indique. Mais je reste surpris encore une fois de voir que l'auteur n'utilise pas cet argument de la victoire volontairement laissée aux Moissonneurs comme étant une nouvelle preuve de l'endoctrinement de Shepard. Fort heureusement il n'en a rien fait et c'est toujours un bon point à lui accorder.

Ensuite, l'auteur ajoute :

«Comment ne pas interpréter certaines actions et ne pas aboutir à la conclusion que finalement, Shepard n’est pas une mais trois personnes, Anderson représentant sa résistance à l’endoctrinement et l’Homme Trouble (TIM), sa face endoctrinée ? Et du coup, comprendre les raisons qui poussent TIM à intimer l’ordre au Commandant de tirer sur Anderson, sous-entendu le seul obstacle qui l’empêche d’être endoctriné. Anderson blessé au flanc gauche, Shepard le sera exactement au même endroit quelques instants plus tard. Curieux ? Pas vraiment si l’on accepte l’idée de l’IT.»

Anderson & TIM

14/ D'après l'auteur, Shepard serait donc trois personnes, Anderson représenterait la facette de Shepard qui se bat contre les Moissonneurs et l'Homme Trouble représenterait le côté endoctriné du Commandant. Et … ? Shepard lui-même ? Quelle facette de sa personnalité représente-t-il ? Y a-t-il une troisième option ? Pas endoctriné, complètement endoctriné et… à moitié endoctriné ? S'il devait y avoir une représentation, selon moi, ce serait la suivante : Anderson représente les races organiques comme synthétiques qui choisissent d'affronter les Moissonneurs, conservant ainsi leur liberté et prétendant à un avenir aussi incertain soit-il ; quant à l'Homme Trouble, il représente ceux qui se sont laissés endoctriner et qui, de fait, ne seront jamais rien de plus que des pantins ne disposant que d'une illusion de libre arbitre n'e pouvant jamais prétendre à un autre destin que celui des Récolteurs. Quant à Shepard, il représente tout simplement la notion de choix, du libre arbitre de tout un chacun. Et si le commandant est le pilier central de cette épopée, tout ne tourne pas uniquement autour de lui, Mass Effect, c'est aussi l'histoire de toute une galaxie et tout seul, sans Prothéens, sans Turiens, sans Asaris, Shepard n'aurait jamais rien accompli. La trilogie entière de Mass Effect a pour seul but de permettre au joueur, à travers le Commandant Shepard, d'user de son libre arbitre. Cette théorie de l'endoctrinement va totalement à l'encontre du but recherché par la saga. S'il y a bien plusieurs Shepard, ce n'est pas parce qu'une partie de lui résiste à l'endoctrinement ou qu'une autre y cède mais bien parce que chaque joueur créé son ou ses propre(s) Shepard.

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15/ Effectivement, l'Homme Trouble donne l'ordre à Shepard de tirer sur Anderson, mais pas pour affaiblir sa résistance à l'endoctrinement. D'une part, comme il l'est dit dans le premier Mass Effect, plus les Moissonneurs exercent leur contrôle, plus le sujet perd ses capacités. S'il venait à s'avérer qu'ils ont effectivement besoin de Shepard, ils ne chercheraient certainement pas à le contrôler, ses capacités étant alors trop précieuses. D'autre part et là c'est une certitude, l'Homme Trouble cherche à convaincre Shepard (sans avoir à l'endoctriner) que l'on peut contrôler les Moissonneurs (et il a raison, la fin du Contrôle le prouve) et pour ça il fait une démonstration, il peut le faire. Ce tir sur Anderson n'est rien d'autre qu'un argument ET pour Shepard ET pour Anderson lui-même. Et oui, sinon pourquoi tirer dans le flanc plutôt que dans la tête ? Si le but est d'éliminer toute résistance à l'endoctrinement et qu'effectivement, comme le prétend l'auteur, l'amiral est la seule barrière du Commandant, pourquoi ne pas le tuer immédiatement et faire ainsi d'une pierre deux coups ? Cela ne tient pas debout. (De plus il est difficile de dire si Anderson a bel et bien été blessé au flanc gauche puisqu'on ne voit pas la balle partir et le toucher et qu'en plus, s'il met sa main sur son flanc gauche, il se plis sur son flanc droit.) Quant au fait que Shepard, à la fin de la scène, a aussi du sang sur la main qu'il avait placée sur son propre flanc gauche, je tiens à rappeler qu'à peine quelques minutes plus tôt, le Commandant s'est prit un rayon du Moissonneur nommé Augure presque de plein fouet, ce qui a désintégré une bonne partie de son armure N7 et qu'évidemment depuis lors, il saigne de partout. A partir du moment où il se réveille pour atteindre le faisceau, il se tient le flanc gauche, il le fait donc bien avant qu'Anderson ne soit blessé, en conséquence, il apparaît clairement que les deux blessures ne sont nullement liées. Donc non rien de bien « curieux », même si l'on n'accepte pas la théorie.

L'auteur continue avec ceci :

«Curieux ? Pas vraiment si l’on accepte l’idée de l’IT. Encore moins lorsqu’on se rend compte que l’Homme Trouble et Anderson, souvent réunis dans la même pièce, ne se parlent jamais.»

16/ Alors pour commencer, l'Homme Trouble et Anderson ne sont pas «souvent réunis dans la même pièce» puisque de toute la saga (BDs et romans inclus), ils ne se retrouvent l'un face à l'autre qu'à la fin de ME3. Ensuite, si, ils se parlent. Après l'arrivée de l'Homme Trouble, Anderson lui dit « Ils vous contrôlent » et son interlocuteur lui répond « Je ne crois pas, amiral ». Et ce n'est pas le seul échange, en voici quelques autres :

TIM vs Anderson

A (Anderson) : Foutaises. Ils nous détruisent ou on les détruit.

TIM (The Illusive Man = L'Homme Trouble) : Et rater cette occasion ? Jamais.

(Un peu plus tard)

A : Mais écoutez-vous. Vous êtes endoctriné.

TIM : Non. Non. Vous êtes tellement suffisants (il s'adresse aux deux comme le prouve le « s » du pluriel sur le mot « suffisants »). Vous croyez qu'un tel pouvoir vous est servi sur un plateau ? Il faut faire des sacrifices...

Sans compter qu'ils se regardent mutuellement à plusieurs reprises. Certes, certains diront qu'Anderson ne se tourne jamais vers l'Homme Trouble lorsqu'il parle ; sauf que c'est normal et parfaitement logique, puisque ce même Homme Trouble le contrôle lui-aussi, et l'empêche donc de se mouvoir comme bon lui semble. De plus, si vous n'avez accès à aucune des deux réponses colorées, alors l'Homme Trouble visera Anderson pour l'abattre ; à vous de l'empêcher ou non. Si à la fin du dialogue, vous n'utilisez pas la réponse conciliante, et que vous n'appuyez pas sur la gâchette, l'Homme Trouble tue Shepard, ce qui entraîne un game over. Les interactions entre les trois personnages sont bien là et ceux qui meurent cessent bel et bien de vivre. Ce n'est pas une illusion. Mais admettons quand même momentanément que c'en soit une, pourquoi alors la mort du commandant provoquée par l'Homme Trouble entraine-t-elle un game over et non une autre fin ?

«L’épilogue fourmille de détails qui nous autorisent à croire en la théorie de l’IT.»

17/ Ok. Lesquels ? Pareille affirmation suppose que l'on donne au moins deux exemples pour étayer ces (ou ses) dires or l'auteur n'en mentionne aucun. De plus, je n'ai rien trouvé qui puisse valider cette théorie. En outre, les épilogues de l'Extended Cut prouvent que ce qui s'est passé entre la Citadelle et le Creuset (discussion avec Shepard, Anderson et l'Homme Trouble puis celle entre Shepard et le Catalyseur) a bel et bien eu lieu. Seule exception, la quatrième fin qui ne confirme ni n'infirme quoi que ce soit.

«Après, chaque interprétation reste dans la nature, mais il serait quand même curieux que BioWare, réputé pour engager des scénaristes de renom, fabrique une aventure exceptionnelle sur une centaine d’heures pour se manquer totalement dans la chute.»

18/ A/ Effectivement, chacun est libre d'interpréter les points obscures à sa façon mais à condition qu'il n'y ait pas de preuve infirmant l'interprétation en question.

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B/ Ensuite, si l'on doit effectivement reconnaître que la saga Mass Effect a été bien inspirée bien construite et que l'on ne peut que saluer le talent des auteurs pour le scénario, les personnages et les relations qu'ils entretiennent entre eux sans compter l'écriture des passages qui permettent d'avoir n'importe quel personnage à n'importe quel moment ou endroit tout en gardant une logique certaine, que penser alors de la gigantesque incohérence liée au Catalyseur ? Incohérence qui fait perdre toute crédibilité à la (aux) fin(s) de Mass Effect 3 une fois qu'on l'a repérée (notons au passage que si les oeuvres de Karpyshyn concernant la saga Mass Effect sont irréprochables niveau scénario, ce n'est pas la cas de celles de Mac Walters ; ex : la BD Evolution, qui nous narre les origines de l'Homme Trouble).

C/ L'aventure exceptionnelle ne dure qu'une centaine d'heures que pour les infidèles (rassurez-vous, je plaisante) qui n'ont joué qu'une seule fois à chaque opus et ce sans les DLC solos et sans faire toutes les missions. Car l'aventure n'est vraiment prenante et n’atteint son plein potentiel que si elle est vécue plusieurs fois (l'idéal étant une fois par relation amoureuse possible par opus ; faites le calcul, vous êtes parti pour vous retrouver avec une bonne quinzaine de Shepard pour ME3) et dans son intégralité (en commençant par le 1, hein?), DLC compris (sauf bien sûr celui de la Station Spatiale de ME qui lui est de très loin dispensable). Ce qui nous amène à un très joli total de plusieurs centaines d'heures et là pouvez-vous dire sans vous tromper que vous êtes un « vrai » fan de Mass Effect (rassurez-vous, nul besoin de jouer autant pour être un "vrai" fan). Si tant est qu'il puisse y en avoir des faux... ceux qui n'ont joué qu'une seule fois au 3 peut-être ? Chacun est juge.

D/ Enfin, comment douter que les développeurs (membres d'un Bioware parmi les je ne sais combien qui existent aujourd'hui) et l'éditeur (EA) se sont royalement plantés dans la chute (= la fin d'une œuvre) puisque c'est justement ce qu'ils ont fait comme en témoigne l'incroyable colère des joueurs qui ont exigés une meilleure fin juste après avoir terminé le jeu. Si encore la frustration n'avait gagné qu'une petite minorité de joueurs, on aurait pu croire qu'il s'était agit d'une plainte de quelques éternels insatisfaits cependant s'est une écrasante majorité qui s'est sentie frustrée et blessée, voire trahie, ce qui prouve bien que problème il y a eu et, selon moi, il y a toujours. Une telle saga se devait d'avoir une fin satisfaisante. J'ai bien dit « satisfaisante » et non pas « irréprochable », car après une telle aventure, la fin n'aurait jamais pu contenter tout le monde complètement. Même avec des choix multiples.

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« On se laissera donc convaincre par cet aspect métaphysique du jeu, qui a réussi son office, à savoir torturer l’esprit des joueurs jusqu’à la dernière minute de cette trilogie de légende. »

19/ A/ Si l'aspect métaphysique du jeu s'avère être cette théorie de l'endoctrinement, alors non, il sera difficile de se laisser convaincre surtout après tout les faits que j'ai énoncés et les interprétations que j'ai tenté de porter le plus loin possible. D'autant que d'après un forumer avec qui j'ai pu discuter, Coldkiller, Bioware aurait infirmé cette théorie. Je ne suis pas en mesure de confirmer cette affirmation, mais la logique semble finalement s'imposer d'elle-même.

B/ Je pensais en fait que l'office de la saga Mass Effect était de faire vivre à de nombreux joueurs une aventure exceptionnelle, unique, magique, inoubliable, avec une puissance narrative et émotionnelle hors normes plutôt que de nous «torturer l'esprit». Et si j'ai raison alors une chose est sûr, la saga a parfaitement réussi son coup et on peut le dire, il y a de fortes chances pour qu'il y ait un avant et un après Mass Effect.

C/ Le mot de la fin (et pour une fois suis-je parfaitement d'accord avec l'auteur du dossier) : nous avons eu à faire ici à une vraie trilogie digne des plus grandes légendes ! De celles qui se transmettent et, défiant les siècles, se perpétuent pour l'éternité.

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Conclusion

Que dire à présent ?

La théorie de l'endoctrinement a au moins un avantage, elle permet de se plonger plus avant dans le monde de Mass Effect, de relativiser certains évènements, de penser différemment. Mais je me suis évertué à la bousculer, à la démolir. Mais ce n'est pas tellement LA théorie de l'endoctrinement que j'ai affrontée mais celle qui nous est présentée dans ce dossier sur JVC.

J'ai eu l'occasion, grâce à un autre forumer de JVC notamment, de lire une version plus complète, plus précise, de cette théorie sur le net, le forum officiel de Bioware pour être exact. Si la version qui a reçu mon attention est principalement basée sur des arguments creux (il suffit de lire le dossier,notamment les parties sur les races et personnages, pour bien se rendre compte que l'auteur ne connait visiblement pas la saga Mass Effect [la confusion entre la bataille d'Eden Prime et celle de la Citadelle se suffit à elle-même ; cet élément n'est qu'un de ceux qui me font penser qu'il n'a jamais posé les mains sur le premier opus] et s'est servi entre autre d'informations trouvées sur les wikis, sans chercher à les vérifier. Et le résultat se passe de commentaire. Comment pouvait-il en être autrement ?), la « vraie » théorie se base sur des arguments autrement plus complexes et intéressants (sur lesquels j'ai également des tonnes de choses à dire mais là n'est pas tellement le but de cet article), des faits mais aussi sur des interprétations, dont quelques unes, il faut quand même le dire, sont vraiment tirées par les cheveux.

Et c'est justement là-dessus que l'auteur mais aussi les partisants de la théorie sont faillibles. Interpréter, c'est prendre le risque de se tromper. Or toute l'IT n'est qu'une interprétation bien qu'elle s'appuie parfois sur des faits ; et sans interprétation, il n'y aurait jamais eu de théorie de l'endoctrinement. J'ai moi-même été contraint d'interpréter pour donner une tout autre version des dires de l'auteur. J'ai moi-même pris le risque de me tromper pour m'aider (et aider les autres fans) à réfléchir, à s'enfoncer dans les méandres de cette saga. Mais j'ai poussé mes interprétation assez loin, je pense, pour qu'elles aient un certain impact. Et j'ai pris le soin de les agrémenter de faits. Car si on peut me donner tort sur les interprétation, on ne peut pas contredire les faits ; ils sont là, irréfutables, indubitables. Il suffit de jouer aux jeux pour les apercevoir, les rencontrer, les confronter et les accepter.

Comme expliqué dans le premier Mass Effect, l'endoctrinement commence à se faire ressentir par une sorte de vibration dans la nuque. Ce signal vibrant se change peu à peu en murmures puis en voix parfaitement distinctes. Puis ces voix deviennent comme la pensée de la personne endoctrinée. Elles ne lui disent pas de faire quelque chose mais au contraire la mettent sur une piste pour que la victime arrive d'elle-même à la conclusion qu'elle doit faire ce quelque chose. Tel est l'endoctrinement et telle est la raison pour laquelle ce phénomène porte ce nom. Mais Shepard n'est à aucun moment victime de ces voix, et les rêves du commandant ne se produisent que lorsqu'il est endormi alors que les hallucinations des endoctrinés se produisent alors qu'ils sont éveillés. Ce héros fini même par renverser la « solution » du Catalyseur, maître des Moissonneurs et de leur endoctrinement. Peut-on vraiment dire que Shepard est endoctriné après ça ?

Néanmoins, comme dans toute fiction et plus souvent dans les jeux vidéo, il reste évidemment des petites incohérences et des éléments obscures que chacun essaye de mettre en évidence. Il est intéressant de se poser des questions, sans pour autant chercher une réponse claire et définitive. Car comme le disent les penseurs : « mieux vaut une question bien posée qu'une réponse ». La clé réside dans l'acte de recherche.

Je ne prétends toutefois pas avoir LA réponse à la théorie. Je ne prétends pas avoir LA réponse à Mass Effect. Je prétends en revanche que la saga recèle effectivement plusieurs zones d'ombre et j'espère avoir apporté suffisamment de lumière pour dissiper au moins partiellement les ténèbres.

Mass Effect Shepard Homme

Sources

Jeux vidéo : Mass Effect 1, 2 & 3

Livres & BDs : Mass Effect Révélation et Mass Effect Rétortion ; Mass Effect Rédemption et Mass Effect Evolution

Sites (pour les pourcentages) : Mass Effect Universe et Mass Effect Wiki + infos émanant directement de Bioware

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D
Cher Bob,<br /> <br /> Pour commencer, merci de t'être intéressé au sujet et de me faire profiter de ton avis.<br /> <br /> J'aimerais revenir sur certains éléments que tu indiques sur mon avis et mon texte : <br /> <br /> 1/ Concernant les couleurs, je sais que ça n'a presque aucune importance pour la désignation pragmatique/conciliante les fins. Je l'ai d'ailleurs indiqué dès le début en signalant qu'il s'agissait d'un argument peu porteur sur la fin Destruction, je n'ai donc pas jugé utile de le répéter sur la fin Contrôle.<br /> <br /> 2/ Ensuite le Catalyseur affirme non pas la mort de Shepard, mais au contraire la possibilité de sa survie : « La technologie dont vous dépendez sera également touchée mais les survivants devraient pouvoir réparer les dégâts sans trop de problème ». Il s'agit néanmoins de la seule réplique à laquelle j'ai eu droit, car, quand j'ai commencé ME3 vois-tu, j'avais déjà téléchargé tous les DLC. De fait, comme j'ai systématiquement tout fait dans chacune de mes parties, j'ai toujours eu assez de ressources pour permettre la survie de Shepard. Peut-être la phrase du Catalyseur change-t-elle si les ressources sont insuffisantes pour le permettre. Ça je l'ignore.<br /> <br /> 3/ IDA et les Geths sont condamnés si la Destruction est choisie car elle frappe tout les synthétiques sans distinctions, les propos du Catalyseur étaient donc juste. Shepard peut y survivre pour deux raisons. La première, si on a réuni assez de ressources, ce qui permet de mettre plus de technologie sur le Creuset grâce à plus de scientifique, plus de matériaux, etc, on limite les ravages qu'il peut causer (en terminant avec peu de ressources, la Terre est soit rasée – tout est détruit, les humains compris dont Shepard – soit dévastée, les humains survivent mais pas Shepard). La seconde, parce que les fonctions vitale de Shepard ne dépendent pas de la technologie de Cerberus. Certes, sans elle, il ne pourra peut-être plus voir ni même marcher, mais son cœur et son cerveau ne sont pas relié à la technologie synthétique (c'est indiqué au tout début de ME2).<br /> <br /> 4/ Concernant le fait que le Catalyseur puisse mentir... c'est possible. Certes il a été créé par les Léviathans dans le but de trouver une solution durable et définitive à la guerre entre organique et synthétique donc on pourrait supposer qu'il cherche effectivement toujours à trouver la meilleure solution possible (de son point de vue, la Synthèse est l'idéal). Mais s'il est, comme IDA, capable de modifier sa propre programmation (même si rien n'indique qu'il en soit capable) alors il y a là un point à creuser. Mais malgré ça, rien n'explique pourquoi il n'a pas déclencher la moisson alors qu'il était à la Citadelle depuis tout ce temps. L'incohérence reste valide et contredit toujours les actions de Sovereign.<br /> <br /> 5/ Je n'ai pas dit de les synthétiques allaient nécessairement tuer les organiques mais que d'après le Catalyseur, c'est ce qui allait se passer. S'il ne ment pas, ou ne se trompe pas. Car, en y réfléchissant, on remarque qu'il n'y a jamais vraiment eu d'extermination des organiques par les synthétiques. Les seules qui ont eut lieues sont les moissons. Le Catalyseur étant lui-même une IA, il est le synthétique qui cause la perte des organiques. Les Léviathans et le Catalyseur ont voulu résoudre un problème, on se rend compte qu'ils l'ont aggravé !<br /> <br /> 6/ J'ai mal choisi mes mots pour ma remarque sur les fins Contrôle et Destruction, je le reconnaît. J'aurais dû utilisé le conditionnel et non le présent. Mais je me suis expliqué après mon avis sur la Synthèse en disant que les fins ont leurs avantages et inconvénients et qu'elles transcendent le conciliant/pragmatique. Sur ce point nous sommes d'accord.<br /> <br /> 7/ Je n'ai pas encore testé la fin Contrôle avec un Shepard pragmatique mais l'idée m'a déjà traversé l'esprit. J'avais l'intention de le faire mais le tout était de savoir quand. Mais c'est au programme.<br /> <br /> 8/ Les humains ne renonceront jamais à leurs technologies. Qui ici-bas reviendrait des siècles en arrière pour laisser tomber Internet, la machine à laver, la cuisinière, la voiture etc ? Une très extrême minorité. Il suffit juste de voir l'état dans lequel sont ceux qui ont oublié leur téléphone à la maison... Et s'il y a bien une chose que l'Histoire a prouvé, c'est que les humains ne refont pas deux fois la même erreur, mais des centaines de fois. Alors pour la foie en l'humanité, je crois vraiment que c'est mort pour moi.<br /> <br /> 9/ Ce n'est pas un humain qui est élevé au rang de maître de la galaxie mais une IA. Le désir de pouvoir est donc à exclure puisque une IA n'éprouve rien. Mais tu as raison sur le fait que malgré tout, l'avenir est incertains.<br /> <br /> Quant à tout ce que tu dis la qualité des fins et épilogues, je suis parfaitement d'accord avec toi même si là n'est pas la question. Mais j'ai bien l'intention d'aborder le sujet un jour, d'une manière ou d'une autre.<br /> <br /> En tout cas, je te remercie des compliments pour cet article, même si je sais qu'il est loin d'être parfait et attends d'autre avis de ta part ainsi que de celle d'autres lectures éventuels.
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B
Bonjour.<br /> <br /> <br /> J'ai découvert cette chronique notamment grâce au tropic du forum ''communauté'' de Jeuxvideo.com. Je ne l'ai pas lu en entier, mais de ce que je vois, ça me semble bien complet et soigné, même si je déteste ME3 au point de croire n'importe quoi pour me persuader que toutes les erreurs étaient calculées. Tu vois le genre.<br /> <br /> Mais il y a un moment où je me dois d'émettre des réserves, c'est-à-dire sur l'explication des fins destruction et contrôle. De ce que j'entend, tu réfutes l'affirmation de l'auteur du dossier en disant que la fin destruction est la fin pragmatique et la fin contrôle la conciliante.<br /> <br /> Sur les commentaires du dossier de JVC, j'avais lu une opinion d'un certain nazgul1234 allant dans ce sens, mais en étant plus extrême. Ce qu'il avait écrit m'avait frustré, mais je voulais pas créer un compte JVC uniquement pour lui répondre. Heureusement, ce blog permet d'écrire notre opinion.<br /> <br /> Pour commencer, il n'y a aucune fin conciliante, pragmatique, gentille, méchante. Les 4 fins impliquent des conséquences importantes (dont nous ne connaîtrons la portée. Merci Bioware) et chacun peut interpréter les fins à ça manière. Sur le forum de ME3, une personne, Welda je crois, avait fait un post montrant que les 4 fins pouvaient être considérées comme conciliantes autant que pragmatique. De plus, dans les soi-disant épilogues, chacune d'elles considère la fin choisie comme la meilleure. On ne voit pas les conséquences de ces fins (les organiques vont-ils recréer des synthétiques et perpétuer le cycle? Shepard utilisera-t-il son pouvoir pour imposer son autorité sur la galaxie? Les organiques se rebelleront-ils de la synthèse?). Les épilogues très moyennes, très loin de Dragon Age: Origins, ne montrent pas assez les répercussions pour déterminer si réellement si l'un des fins des plus conciliante/pragmatique que les autres. D'autant plus qu'on ne sais pas vraiment ce qui arrive des Krogans dépendamment s'ils sont guéris du génophage ou non, si les Quariens/Geths maintiendront la paix etc, ce qui est d'autant plus frustrant.<br /> <br /> Entrons dans le vif du sujet. Pour ce que tu dis sur les couleurs, honnêtement, je doute que ça ait une influence. Certes le bleu a représenté la conciliation et le rouge le pragmatisme dans tous les ME, mais je pense que le résultat aurait été le même si on avait les fins 1/2/3, ou a/b/c ou lieu de rouge/bleu/vert. Étant moi-même un Shepard conciliant, j'avais direct foncé sur la fin rouge. M'enfin bref, en même, temps, c'est pas le point principal des choses.<br /> <br /> Ensuite, tu dis qu'elle est pragmatique à cause de ces conséquences, comme quoi les organiques vont nécessairement créer des synthétiques qui vont les massacrer. Tu dis aussi que cet argument existe uniquement en faisant fi de l'incohérence du catalyseur même. C'est justement le contraire. À mes yeux, les incohérences catalyseur doivent être prises en compte, et tout ce qui viens avec. En supposant que tout n'est pas un rêve, le catalyseur n'est pas digne de confiance. Premièrement, son discours est en contradiction avec celui de Sovereign dans ME1. Si les organiques vont réellement se faire dégommer par les synthétiques, pourquoi leur laisser à la porté de la main (et à l'aide d'une bonne dose de technologie avancée certes) la technologie rEApers permettant de se développer encore plus vite? ''Vous vous développer dans le sens où nous voulons''. S'ils voulaient réellement protéger les organiques, ils ne feraient pas en sorte d'évoluer afin de courir à leur perte. Deuxièmement, et c'est très important, c'est la survie des synthétiques. Le catalyst dit bien que les robots vont crever si Shepard choisit la destruction. Mais il dit aussi que Shepard crèvera surement aussi puisqu'il est mi- synthétique depuis ME2. Hors, comme par hasard, le commandant peut survivre si on a assez de warassaets. Assez bizzare comme situation, mais reste que si Shepard peut survivre à la fin destruction (plus l'explosion que ça engendre), pourquoi les Geths et IDA sont-ils nécessairement condamnés? Même dans ces damnés épilogues ce n'est pas expliquées clairement. OK on voit pas de robots dans les diaporama, mais Hackett dans son beau speech ne fait aucune mention de la disparition des synthétiques. Bref, au contraire de toi, j'estime que toutes les incohérences en lien avec le catalyseur doivent être prises en compte. Qui sait s'il peut mentir?<br /> <br /> Pour ce qui est du fait qu'elle est la seule fin possible si les warassets sont bas, je n'ai aucune réponse. N'empêche qu'il faut être un débile drogué pour rusher les ME, reste que c'est possible. Je n'ai rien à dire là-dessus.<br /> <br /> Reste ton dernier point. En effet, il est possible que certains puissent avoir choisi la fin destruction puisqu'elle permet à Shepard de survivre, mais je doute beaucoup que ça en fait la raison principale pour deux raisons majeures. La première est justement qu'on est sensé mourir. Le catalyseur le dit lui-même. À moins d'avoir fait le jeu plusieurs fois, ou d'avoir été spoilé, on est persuadé de mourir de toute façon. La seconde est qu'il faut un minimum de warassets pour voir Shepard survivre. Si ça s'est arrangé avec l'EC, il fallait utiliser le multijoueur pour voire cette cutscene. Choisir la fin destruction pour la survie de Shepard est pragmatique uniquement en considérant que les synthétiques sont réellement détruits.<br /> <br /> Arrive la fin contrôle. Comme je l'ai dit au début, la fin contrôle, tout comme la destruction, peut être interprété de façon conciliante ou pragmatique. Comme je penche vers la seconde voie pour le contrôle, ce qui n'est pas ton cas, voici ma pensée.<br /> <br /> Tout dabord, comme je l'ai déjà dit, la couleur importe peu. Je doute que le fait que ça couleur soit bleu fasse en sorte qu'elle est plus conciliante que la destruction ou la synthèse. <br /> <br /> La conciliation se définie comme faisant preuve d'accodomation et de compromis. Le pragmatique, lui, ne se concentre que sur l'utile et le nécessaire. À la limite, on peut considérer le sacrifice de Shepard comme un compromis, ou un mal nécessaire, afin de mettre fin à la guerre. Mais à quel prix? <br /> <br /> C'est peut-être mon esprit néolibéral qui dit ça, mais quand j'entend Shepard faire son super speech, il me fait froid dans le dos (c'est encore pire avec un Shep pragmatique). Il me fait penser à un genre de dictateur communiste qui a l'avenir de trillion d'individus entre ses mains, ainsi qu'une armada de rEApers sous ses ordres. Trop de pouvoir entre les mains d'une seule personne, ça a rarement donné quelque chose de bon. Qui sait s'il ne pètera pas les plombs? Imaginez le génocide que ça créera. Le ceruset ne sera plus là pour sauver le monde. Un Shepard peut avoir choisit le contrôle en espérant mettre fin aux moissons. Il peut tout aussi bien prendre cette fin pour devenir Dieu. Avoir le pouvoir absolu, c'est très alléchant. Et pas très conciliant.<br /> <br /> En conclusion, il ne faut pas considéré une fin 100% conciliante ou pragmatique, mais je désapprouve que la conciliation soit attaché à la fin contrôle et le pragmatisme à la fin destruction. La fin destruction, même en considérant la destruction des synthétiques si elle est véridique, détruit la plus grande menace que la galaxie ait connue. Plus jamais les rEApers ne détruiront la galaxie comme ils l'ont fait, même si ça doit mener la fin de la vie organique dans le futur (et même là, faut avoir un minimum de foi. SI les humains peuvent se débarrasser des améliorations, pk pas des robots aussi :) ?). La fin contrôle préserve la technologie moissonneur, certes, mais on élève un humain au rang de divinité, possédant le pouvoir de vie et de mort sur la Voie Lactée entière. Pour la fin synthèse, j'en parle même pas, elle me fait trop vomir.<br /> <br /> Le blâme revient aux épilogues. Malgré le but d'un épilogue, celles de ME3 sont merdiques, ne donnent aucun signe sur l'avenir de l'univers. Aucune conséquence de nos choix sont expliquées. On est obligé d'inventer nous-mêmes la suite, ce qui donne lieu à des discussions et débats comme celui-ci. <br /> <br /> Outre tout ça, je trouve ton dossier très bien réalisé et complet, même si je ne l'ai pas lu en totalité. Peut-être y trouverai-je d'autres points à discussion, ou au contraire, des situations de convergence. Reste que ton travail est exceptionnel et très loin devant la bouse puante qu'est le dossier JVC de cette merveilleuse saga.
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